Les derniers jours…

Bon ce qui devait arriver arriva. Je le savais en arrivant. Je suis aujourd’hui à 8 jours de mon retour en France. Alors bien sûr je suis content de revoir tout le monde mais je suis triste de quitter la Finlande. Plus que de quitter la Finlande je pense être triste de quitter la vie que je mène ici. Triste de quitter Carl, Sergi, Miguel, Enrico, Sarah et tous les autres. Triste de quitter ces gens que je ne connaissais pas il y a 5 mois et qui sont maintenant des amis. Vous savez que je ne suis pas du genre à faire dans le larmoyant, amis pour la vie, si on s’donnait rendez-vous dans 10 ans, etc… mais pour le coup j’espère revoir beaucoup d’amis. Bien sûr les grandes promesses très peu pour moi. Il se peut que je ne revois personne. Toujours est-il qu’aujourd’hui je sais que je peux voyager à travers l’Europe pour voir des amis. Et pouvoir parler de ses amis Allemands ou de ses amis Italiens c’est quelque chose que j’apprécie particulièrement. Tout comme eux peuvent parler de leur ami Français.

Ces derniers jours deviennent difficiles. Pour tous. On programme des choses dans nos pays respectifs pour dans 1 semaine, 2 semaines. Chose qui n’arrivait pas ici. Enfin si. Les seules choses qu’on a programmé durant 5 mois c’est « Où on va voyager ? ».

C’est aussi difficile parce qu’on passe notre temps à dire « Au revoir ». Ce soir c’est Sean, en fin de semaine ce sera tout le monde…

Quand je vois ma chambre de Pasila (sans ses décorations ni trophées de soirées) c’est encore plus flagrant que je pars bientôt. Seul le t-shirt offert pour mon anniversaire est encore pendu au mur.

Même si parfois j’ai eu, comme tout le monde, le mal du pays, j’ai peur maintenant d’avoir le mal d’un autre pays, celui de la Finlande.

Comme je disais à Mamie la dernière fois par téléphone, si on veut comprendre mon état d’esprit sur ces 5 derniers mois, il faut voir l’Auberge Espagnole (oh le cliché!). En plus d’être un très bon film il est très très très réaliste. Je pense que Klapisch est parti en Erasmus tant certaines répliques sont vraies. Il a réussi en 2h a résumer 6 mois d’expérience. Et une réplique dans le film décrit exactement ma vie ici.

Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective. Des suites de bâtiments vides de sens. Tout est inconnu, vierge. Voilà, plus tard on aura marché dans ces rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ces bâtiments, on aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l’aura prise dix, vingt, mille fois. Au bout d’un temps cela vous appartient parce qu’on y a vécu.


Bon c’était l’article cu-cul. Forcément il en fallait un. Histoire de remonter le niveau de cet article pour passer de « Pathétique » à « Normal » je vous met un hit Finlandais (et pour une fois ce n’est pas du gros metal)


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Une réponse à Les derniers jours…

  1. "Tonton Jean-Pierre" dit :

    Sniff tu m’as presque tiré une larme, mais dis-toi que tu as bien profité et que la plupart des gens n’ont pas eu ta chance.
    De toute manière en y repensant on a tous des regrets quand on se souvient de notre jeunesse, qui , quoiqu’on ait fait, est passée bien trop vite.

    Tu as vécu « L’Auberge Espagnole », moi plutôt « Le Péril Jeune » : chacun son Klapish

    de mon temps un des seuls moyens de rencontrer des gens différents c’était le service militaire et, crois moi, ça manquait de meufs et de gens intéressants…
    (du moins j’espère)

    Juste une petite remarque la « suite » de « L’auberge Espagnole » se passe en grande partie en Russie non ?

    A bientôt et bravo aux Lillois ;-)

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